Le 9 septembre dernier, les 109 députés ont adopté le projet de budget gestion 2027 du Parlement. Il s’élève à 31.641.329.965 Fcfa. En attendant la session budgétaire, où la loi de finances de l’état, gestion 2027, va passer comme une lettre à la poste, il faut faire, tout de même, un constat : 20.071.633.094 Fcfa vont à l’administration et au personnel, soit plus de 63% du budget.
à priori, ce montant n’est pas extraordinaire au regard du rôle dévolu au Parlement dans la gouvernance et le développement de la Nation. Car les membres de l’Assemblée nationale votent les lois et contrôlent l’action du Gouvernement. C’est dire que tous les textes touchant aux différents compartiments de la vie de la société doivent avoir l’aval des représentants de la Nation.
Nonobstant cette mission capitale, dans un contexte de rareté comme celui du Bénin, il s’avère nécessaire de faire le point de l’expérience de l’Assemblée nationale depuis que le nombre des députés est passé à 109. De 83 députés jusqu’en 2023, leur nombre s’est agrandi de 26. Et la question qu’on se pose est de savoir ce que le pays a gagné par rapport à leurs actions pour impacter la croissance économique. Rien, pourrait-on répondre !
Toutes proportions gardées, un député coûte aux contribuables béninois au moins 5 millions de Fcfa chaque mois. Ce qui fait pour les 26 députés dont on pourrait se passer, une bagatelle de 130.000.000 de Fcfa par mois. Cette enveloppe aurait pu permettre d’accompagner 1.300 femmes par mois qui ont besoin au plus d’une subvention de 100.000 Fcfa de micro-crédit pour impacter l’économie au plan local et national. Les décideurs devraient mettre en perspective de revenir à 83 députés, surtout avec l’avènement du Sénat qui empiète d’ailleurs sur certaines prérogatives de l’Assemblée nationale, avec de nouvelles charges.

