Catégories :Parlonsliturgie

Le jour des morts

Par Père Charles ALLABI•7 octobre 2026•26 vues•Journal N° 1883

Connaissez-vous le jour de l’année où l’église prie spécialement pour les défunts ? C’est le 2 novembre : commémoration de tous les fidèles défunts. La conviction que les vivants ont à prier pour les morts s’est établie dès les premiers temps du Christianisme. Disons même que dans nos traditions africaines, le culte rendu aux morts rentre dans cette même dynamique à plusieurs égards.

Et tout ce qui est fait autour de cette commémoration montre que le langage humain est tout à fait inadapté à l’évocation de la situation des défunts. Ils échappent en effet désormais à nos notions de temps et d’espace. C’est donc en termes très approximatifs qu’on peut parler de la miséricorde à solliciter de Dieu pour ceux qui n’ont « pas encore » été admis à participer à sa béatitude. Dans l’église, l’idée d’une journée spéciale de commémoration des défunts a vu le jour de divers côtés au cours des dix premiers siècles et souvent déjà, on avait pris l’habitude de la situer dans le prolongement immédiat de la Toussaint, pratique qui s’est généralisée et officialisée à partir du XIe siècle. Le lien établi avec la Toussaint répond à une vue cohérente : le 1er novembre, l’église célèbre dans l’allégresse la fête de tous les Saints connus et inconnus, c’est-à-dire de tous ceux qui sont « déjà » admis à partager le bonheur de Dieu ; comment dès lors ne pas aussi penser aux autres, c’est-à-dire à ceux qui, ayant également quitté ce monde, ne font « pas encore » partie de celui des saints ?

Le 2 novembre, Jour des Morts, ou selon le langage liturgique, commémoration de tous les fidèles défunts, toutes les messes sont célébrées pour l’ensemble des défunts, et les chrétiens sont invités à se joindre par la prière, et si possible par la participation à la messe, à ce vaste mouvement de solidarité spirituelle.

On peut penser que cette vision d’espérance n’est pas tout à fait étrangère aux foules qui se rendent dans les cimetières en ces journées.

Vous pourriez aimer

Articles similaires

Parlonsliturgie

Le Purgatoire

Q u’est-ce que le Purgatoire ? Les définitions données à la réalité sont diverses et bien remises en question de nos jours. Le mot vient du latin Purgare (nettoyer, débarrasser, purifier). Retenons celle-ci : le Purgatoire est le temps d’épreuve permettant la purification préalable de ceux qui, a…

Parlonsliturgie

L’au-delà, la résurrection

Y a-t-il un au-delà après la mort, ou bien l’homme disparaît-il à jamais à ce moment ? C’est la question que depuis toujours se pose l’humanité. Chaque religion a tenté d’y répondre ; jusqu’au IIe siècle avant J.-C., la conception juive sur l’au-delà ne différait pas de celle de la mythologie gré…

Parlonsliturgie

Le cimetière

O ù enterrez-vous vos défunts ? Au cimetière certainement ! Le mot vient du latin coemetrium, lui-même issu du grec koimêtêrion, «lieu où l’on dort ». Belle expression, n’est-ce pas ? La parole du Christ demandant de laisser « les morts enterrer les morts » (Mt 8, 22) n’est certainement pas une i…

La calotte

Photo d’un évêque coiffé de sa calotte

Parlonsliturgie

La calotte

S avez-vous ce que désigne cette expression ? La calotte est l’un des signes distinctifs des évêques‚ des Cardinaux et du Pape ; chacun la portant selon la couleur de sa dignité.

Les funérailles

Funerailles

Parlonsliturgie

Les funérailles

L ’église recourt à un rite spécial au moment de la mort d’un chrétien : la communauté se rassemble d’une part par respect pour le défunt, pour prier pour lui ; d’autre part, elle veut prier pour sa famille et ses amis afin de leur apporter la consolation et leur rappeler les promesses de Jésus s…

Parlonsliturgie

Les chaussures

E tes-vous surpris par ce billet ? Oui certainement ! Mais il veut attirer notre attention sur des détails importants. Pendant nos liturgies, savez-vous que les chaussures à vos pieds pourraient aider les gens qui prient avec vous, ou bien les distraire et donc les empêcher de profiter spirituell…