Face aux conséquences malheureuses engendrées par la guerre qui oppose l’Iran à Israël et aux états-Unis du fait du renchérissement des prix liés à l’importation des engrais utiles pour l’agriculture africaine, le Bénin a pris une décision importante. Réuni en Conseil des ministres le 13 mai dernier, le Gouvernement a annoncé des mesures de soutien aux producteurs pour les prix de cession des engrais au titre de la campagne 2026-2027. Selon le relevé du Conseil des ministres, l’état, au regard de la conjoncture défavorable pour la sécurité alimentaire, a mis à la disposition du monde agricole une subvention d’un montant total de 31.875.707.365 Fcfa. D’où la reconduction des niveaux de prix de cession des engrais pratiqués au cours de la campagne agricole 2025-2026.
Ainsi, on note : Npk coton : 17.000 Fcfa le sac de 50 kg, soit 340 Fcfa le kilogramme au lieu de 23.500 Fcfa ; Npk vivriers : 17.000 Fcfa le sac de 50 kilogrammes, soit 340 Fcfa le kilogramme au lieu de 24.250 Fcfa ; Urée : 15.000 Fcfa le sac de 50 kilogrammes, soit 300 Fcfa le kilogramme, contre un prix de 19.250 Fcfa ; Kcl : 14.000 Fcfa le sac de 50 kilogrammes, soit 280 Fcfa le kilogramme contre un prix de 17.250 Fcfa ; Ssp : 14.000 Fcfa le sac de 50 kilogrammes, soit 280 Fcfa le kilogramme.
Selon le communiqué du Conseil des ministres, l’application de la vérité des prix serait préjudiciable à la production agricole et constituerait un risque pour l’autosuffisance alimentaire au Bénin. Soit !
Mais il faut des clarifications de la part du Gouvernement, accusé à tort ou à raison d’enrichir, par le truchement de ces subventions, un individu ou groupe d’individus, principaux acteurs dans l’ombre de la filière coton.


