Léon XIV plaide pour une Europe de la paix

Le Pape Léon XIV au milieu de la foule
Au Centre des Congrès Robert Schuman à Metz, Léon XIV a rendu hommage en Français à l’engagement du vénérable pour « la réconciliation et l’unité du continent européen». Devant plusieurs dirigeants européens, le Pape a appelé le continent à redécouvrir ses valeurs fondatrices et à ne pas céder à l’illusion du réarmement, tout en enjoignant les jeunes Européens à s’engager pour la paix dans leurs pays.
C’est à Metz, ville lorraine triplement meurtrie par la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), située aux confins de l’Allemagne et du Luxembourg, que le Pape Léon XIV a enjoint l’Europe à faire preuve de courage et à œuvrer pour la paix. Un appel en Français lancé aux côtés du président Emmanuel Macron, du grand-duc Guillaume de Luxembourg, du prince Albert II de Monaco et d’autres représentants européens, lors d’une rencontre dénommée «Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité », organisée au dernier jour de son voyage apostolique en France au Centre des Congrès Robert Schuman.
L’homme politique né au Luxembourg, originaire d’Allemagne et naturalisé français, incarnait de son vivant, l’unité européenne, symbolisée également par son Département de la Moselle, dont il fut député pendant quarante ans, et où le vénérable repose depuis 1963. Rappelant l’engagement de Robert Schuman pour «la réconciliation et l’unité du continent européen», Léon XIV a invité dans son discours, à entreprendre un voyage «qui commence aux racines de l’Europe, pour aboutir à son présent, et se tourner vers l’avenir». Le Saint-Père l'a initié en offrant une définition de l’Europe, celle d’une «réalité culturelle et historique avant même d’être une réalité géographique », fruit d’un «tumultueux parcours historique» et de « rencontres séculaires ». « Il suffit de penser, a rappelé le Pape, à la présence de la culture arabe dans la péninsule ibérique, ou à la projection du "Vieux Continent" dans le "Nouveau monde", ce qui généra, parfois douloureusement, de nouvelles synthèses sur le continent américain ».
L’héritage de Saint Benoît, patron de l’Europe
Entouré d’abbesses et d’abbés bénédictins venus de tout le continent pour assister à cette rencontre, le Saint-Père a ensuite convoqué le souvenir du fondateur de leur ordre, autre figure centrale à l’histoire de la construction européenne. Qualifié de « messager de paix, artisan de l’union, maître de civilisation» par le Pape Paul VI en 1964, Saint Benoît et ses moines eurent une influence décisive sur le continent avec le développement de « l’aide aux pauvres, aux malades, aux personnes âgées ; l’éducation des enfants et les universités ; les hôpitaux et la médecine ; l’architecture et l’ingénierie ; le développement des sciences», ou encore « le droit et l’organisation des villes et des États eux-mêmes». «Sans ce terreau monastique, la civilisation européenne, telle que nous la connaissons, n’existerait pas », a souligné le Pape.






