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ÉCOLE "JEUNESSE BONHEUR"

Remontées des missions du 2e trimestre

Par Alain CHAFFRA & Freeman PADE ÉTUDIANTS À L’ÉCOLE "JEUNESSE BONHEUR"24 avril 202645 vuesJournal N° 1860
Remontées des missions du 2e trimestre

Les missions confiées aux jeunes étudiants sont de véritables immersions dans la vie concrète du peuple de Dieu

Le vendredi 13 mars 2026, l’École "Jeunesse Bonheur" a vibré au rythme des témoignages, des partages et des relectures spirituelles à l’occasion des remontées des missions du 2e trimestre. Ce moment fort de la vie de l’Institution a rassemblé les étudiants engagés sur divers terrains d’apostolat, réunis pour rendre compte des expériences vécues au milieu des communautés humaines et chrétiennes.
Dans une atmosphère empreinte au recueillement et à l’écoute fraternelle, les jeunes missionnaires ont accueilli dans leur école à Tori- Dogoudo, le Père Rufin Nouatin, dont la disponibilité et l’attention pastorale ont permis une véritable mise en lumière des fruits spirituels et humains de ces missions. À ses côtés, le Père Guy-Guénolé Tankpinou, Directeur adjoint de l’École Jeunesse Bonheur, a apporté son soutien attentif et sa lecture éclairée des réalités partagées. Ces remontées ont révélé combien les missions confiées aux jeunes étudiants ne sont pas des exercices académiques, mais de véritables immersions dans la vie concrète du peuple de Dieu. Catéchèse des enfants, accompagnement des jeunes, visite aux malades, écoute et assistance aux malades mentaux, animation liturgique, sensibilisation à la vie spirituelle, pèlerinages: autant d’activités qui ont permis aux étudiants vivre les joies mais aussi d'expérimenter les défis de l’évangélisation aujourd’hui. À travers leurs témoignages, les jeunes ont exprimé avec sincérité les moments de grâce vécus, ainsi que les difficultés rencontrées: manque de moyens, indifférence religieuse, fragilités humaines. Toutefois, loin de les décourager, ces obstacles ont souvent été perçus comme des appels à approfondir leur foi et à renouveler leur engagement. Le temps des remontées ne s’est pas limité à une simple narration des faits. Il s’est inscrit dans une dynamique de relecture spirituelle, permettant à chacun de discerner l’action de Dieu dans les événements vécus. Le Père Rufin Nouatin a su guider les échanges avec finesse, invitant les jeunes à reconnaître les signes de la présence divine au cœur même des situations ordinaires. « Une mission n’est jamais stérile lorsque le cœur demeure ouvert à Dieu », a-t-il rappelé avec insistance. Ses interventions ont encouragé les étudiants à dépasser une lecture purement humaine des réalités pour entrer dans une intelligence spirituelle des événements.   Soif profonde de sens, de vérité et d’engagement Au fil des témoignages, une conviction s’est imposée: la jeunesse d’aujourd’hui, souvent décrite comme désorientée, porte en elle une soif profonde de sens, de vérité et d’engagement. Les étudiants de l’École Jeunesse Bonheur ont fait cette expérience sur les différents lieux de mission: à Paouignan, Savalou, Bantè, Glazoué et Savè dans le diocèse de Dassa-Zoumè. Une autre Fraternité s'est rendue dans le diocèse de Djougou pour vivre et soutenir l’organisation du pèlerinage diocésain qui a rassemblé plus de 800 jeunes au Centre Saint Ambroise de Gah. Dans la même période, d’autres missionnaires ont prodigué des soins des enfants de la Pouponnière de Ouidah, puis à ceux de la Basilique, au Centre Oasis d’Amour Saint Camille de Dassa-Zoumè et par la suite à ceux de la Cathédrale Saints Pierre et Paul de Parakou. Leur disponibilité, leur générosité et leur désir de servir, témoignent d’une espérance bien réelle pour l’Église et pour la société. Ces remontées ont également mis en lumière l’importance de l’accompagnement. Les jeunes missionnaires ont exprimé leur besoin d’être soutenus, guidés et encouragés dans leur parcours par les curés et les responsables des différents lieux de mission. L’École Jeunesse Bonheur, à travers de telles initiatives, continue ainsi de former une génération de jeunes enracinés dans l’Évangile, capables de porter la lumière du Christ au cœur des réalités contemporaines. Ces remontées missionnaires s’inscrivent pleinement dans la dynamique d’une Église « en sortie », attentive aux périphéries et engagée dans le service. Elles montrent que la mission n’est pas réservée qu quelques spécialistes, mais qu’elle est aussi l’affaire de tous, et en particulier celle des jeunes, appelés à être des acteurs du renouveau ecclésial. En donnant la parole aux étudiants, en valorisant leurs expériences et en les accompagnant dans leur discernement, l’École Jeunesse Bonheur participe activement à cette œuvre de formation intégrale. Le rendez-vous du 13 mars restera sans doute gravé dans les cœurs comme un moment de grâce, où la parole partagée est devenue lieu de rencontre, de croissance et d’envoi. Car au-delà des mots, la mission continue, et elle commence chaque jour là où chacun est appelé à aimer et à servir.

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